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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 21:55

La droite, dogmatique, remet en cause les acquis sociaux mis en place par la gauche et les retraites n’y font pas exception. Les mesures Balladur (en 1993), puis Fillon (en 2003) visant à allonger la durée du temps de cotisation et à diminuer certaines pensions ont en effet pour objectif d’inciter les salariés à se tourner vers la capitalisation.  

Or, la crise financière a au moins un aspect positif : elle confirme la pertinence du choix d’un système de retraite par répartition. La répartition, basée sur la solidarité intergénérationnelle et le travail, assure à tous une pension digne là où la capitalisation, qui repose sur l’épargne personnelle, les fonds de pension et la bourse, renvoie aux inégalités et aux aléas du marché. 

Deux contraintes pèsent aujourd’hui lourdement sur le financement des retraites. La première concerne la démographie de notre pays. Le renversement de la pyramide des âges et le départ à la retraite de la génération du « baby boom » ont pour conséquence de diminuer le taux de personnes actives vis à vis de celui des inactifs. Si aujourd’hui la France compte 2,2 actifs pour 1 inactif, l’INSEE prévoit pour 2015 seulement 1,4 actif pour 1 inactif. La deuxième donnée concerne la situation économique française. La crise actuelle aggrave les dégâts sociaux et notamment le chômage, déjà en augmentation fin 2008 et dont les prévisions pour 2009 sont pessimistes. 

A partir de ces deux constats, il semble évident que les revenus du travail ne suffiront plus à financer les retraites de nos ainés. La droite a fait le choix de l’allongement du temps de travail, du gel des retraites et de la déresponsabilisation en rejetant le problème vers le privé. Nous, jeunes socialistes, militons pour la refondation d’un pacte social basé sur la solidarité intergénérationnelle et une juste répartition des richesses, visant la pérennisation des retraites et l’amélioration du pouvoir d’achat  de tous les retraités.


Pour cela, il faut admettre que l’équilibre budgétaire des comptes de retraite, hormis croissance économique exceptionnelle, est un leurre pour les 40 prochaines années. De plus, si le financement par les revenus du travail permet d’assurer un revenu stable, nous devrons réfléchir à la possibilité de faire appel à d’autres mécanismes de solidarité nationale, ce qui passe notamment par l’impôt et donc la justice fiscale. Enfin, aucun pacte stable ne peut être bâti sans une négociation honnête et globale avec l’ensemble des partenaires sociaux.

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Published by agir en jeunes socialistes - dans Société
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