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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 21:22
L’industrie de la finance a employé toute son énergie pour accélérer les innovations financières afin de servir la spéculation et multiplier ainsi les « coups boursiers ». Cette recherche incessante du profit facile va à l’encontre de la fonction du système financier, qui est de permettre une allocation efficace des ressources entre agents à besoin et à capacité de financement afin de contribuer au développement économique. Mais les tenants de l’ultralibéralisme ont encouragé la limitation de la régulation et du contrôle de nombreuses sphères de la finance. Aggravée, de surcroît, par la crise éthique et morale du capitalisme financier, la crise mondiale découle de ces dérives de la globalisation financière. La crise économique et sociale sanctionne donc l’échec de cette pensée ultralibérale qui a poussé les acteurs économiques à préférer un modèle de développement basé sur la seule logique d’une rentabilité à court terme. En outre, l’application de la doctrine ultralibérale a fait exploser les inégalités en excluant les plus vulnérables des systèmes de financement durables, facteur qui a comprimé la croissance mondiale.

Ce constat d’échec de l’ultralibéralisme offre une opportunité pour un retour de la puissance publique dans l’économie pour, d’une part, favoriser le retour d’un système financier mondial viable au service de l’économie et, d’autre part, pour effectuer une relance économique de grande ampleur établie sur un modèle de développement durable pour une économie plus solidaire.

Une opportunité afin de réviser et renforcer les règles et le contrôle du système financier mondial. Nous pouvons et devons lutter contre les paradis fiscaux, limiter l’usage des produits dérivés et restreindre l’innovation financière pour contraindre les acteurs économiques à suivre un comportement responsable en réalisant des investissements de longs termes. Pour atteindre ces objectifs, nous devons nous appuyer sur l’Union Européenne qui offre un espace de concertation et de réflexion pour proposer une nouvelle donne de la finance mondiale à nos partenaires. Il est également nécessaire de réformer le système de rémunération des traders et des dirigeants financiers incités à prendre des risques considérables pour maximiser leur profit. Il est primordiale de moraliser la finance mondiale. Cette démarche doit mettre fin à la socialisation des pertes et à la privatisation des profits en sanctionnant sévèrement les comportements à risque.

Une opportunité afin de porter un nouveau modèle de développement pour une économie durable respectueuse des normes sociales et environnementales. Dans cette optique, nous devons forger les modalités d’une économie joignant l’efficacité et la durabilité. La puissance publique doit créer les conditions pour favoriser les investissements dans l’innovation, le capital humain, les équipements collectifs, les technologies propres, les énergies renouvelables grâce à des incitations financières et fiscales mais également par des investissements directs de l’Etat et des collectivités territoriales. Toutes les actions de l’Etat doivent contribuer à favoriser les comportements vertueux des citoyens et des entreprises. L’introduction d’indices de développement humain dans le calcul des « richesses » d’un pays est une nécessité pour encourager les solidarités sociales, intergénérationnelles et internationales.

L’inégalité est un mal social et économique qui doit être combattu de manière tenace. La puissance publique doit s’attaquer à la redistribution des richesses, sans arrêt mise à mal par la droite et le Président Sarkozy. Par ailleurs, il est indispensable d’améliorer le partage des revenus et l’équilibre entre salaires et profits. Enfin, nous devons mettre en œuvre d’authentiques politiques sociales pour agir auprès des plus démunis par la mise en place de véritables accompagnements individualisés pour aider l’accès au logement, à la santé, à la mobilité et au retour vers l’emploi.

Nous devons nous saisir de cette crise comme d’une opportunité pour réaliser un retour ambitieux de l’intervention de la puissance publique et un renouveau des services publics qui, plus que jamais, ont un rôle à remplir.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 15:08

La crise financière atteint désormais l’économie réelle, le président de l’urgence se doit donc d’intervenir ! Un plan de relance a vu le jour le 04 décembre dernier.

Au programme officiel: prime à la casse, investissement massif dans la recherche, grands travaux… et au programme officieux : augmentation du nombre d’heures et de jours consécutifs de chômage partiel annuel.

 

Au Mondial de l’Automobile, Sarkozy avait déjà promis 4 milliards d’Euros à destination des constructeurs pour financer des recherches pour des véhicules propres. Les constructeurs hexagonaux font figure de mauvais élèves par rapport à leurs concurrents européens. Le Bonus/Malus à inciter les acheteurs à se diriger vers des modèles de véhicules économiques, compactes et écologiques.

Six mois après nos 3 principaux constructeurs sortaient pourtant leurs 4007, Koléos, et s’acharnaient dans le haut de gamme. Les sites de Renault Sandouville producteur de la Laguna 3, du Velsatis et de l’Espace et PSA à Rennes sont touchés de plein fouet par le chômage technique et les plans de licenciement. Ils enregistrent une baisse sans précédent de leurs commandes. Pourtant dans le même temps ces mêmes groupes continuent d’avoir un exercice 2008 positif. Des choix stratégiques douteux des dirigeants, une absence d’investissement dans la recherche, un maintien de produits sans client potentiel, accentuent les impacts de la crise.


Quels effets peut-on espérer des propositions de Sarkozy ?

-          Augmentation du nombre de jour de chômage partiel annuel et successif, même si le principe de chômage partiel ne saurait être remis en cause. Autoriser l’augmentation du nombre de jour peut entraîner un recours abusif de certains grands groupes, au même titre que l’intérim ou les départs anticipés à la retraite (on a des commandes, vous venez travailler, on en a moins, restez chez vous !).

-          Prime à la casse : Les 1000€ pourront faciliter l’achat d’un véhicule neuf, mais la relance des sites français n’est pas garanti car ils produisent des moyens/haut de gamme. Cette prime permettra d’augmenter les marges des constructeurs et coûtera plus de 200 millions d’euros aux contribuables.

-          Grands travaux, investissement : En réalité il s’agit de lancer ce qui est déjà acté dans le cadre du grenelle (ligne TGV) ou de l’ANRU (logement sociaux et primo accession) et non pas de nouvelles lignes budgétaires.

 

Une fois de plus Sarkozy manipule les gens en faisant croire à un plan miracle et ne propose rien d’autre que ce qui par le passé n’a pas fonctionné, ou qui est déjà prévu, encore un coup d’épée dans l’eau alors que les français sont dans l’attente de réelles solutions à la crise.

 

Pour relancer l’économie et l’industrie, le Mouvements des Jeunes Socialistes propose la suppression du paquet fiscale, ce qui redonnera des marges de manœuvres sans endetter d’avantage le pays. Ces 15 milliards pourraient permettre de financer une baisse de la TVA d’un point. Le MJS propose que l’état fasse pression sur les organes de crédit pour les obliger à baisser leurs taux d’intérêt. Enfin lorsque cela s’avère nécessaire pour l’équilibre d’un territoire, l’état devra avoir recours à la nationalisation temporaire des entreprises en difficultés.

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