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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 12:49

Si les femmes ont obtenu depuis quelques décennies l’égalité des droits, l’égalité réelle entre hommes et femmes est loin d’être établie. Les femmes assument encore les 2/3 des taches ménagères et éducatives. Or la répartition des taches éducatives entre hommes et femmes est le fruit d’un processus culturel : nous pouvons faire évoluer cela. Pour aboutir à un partage plus égalitaire des taches éducatives, il faut mettre en place des incitations pour faire évoluer la relation père-enfant, et ce, dès la naissance de l’enfant.. C’est pourquoi nous proposons :

1-    de créer un congé « petite-enfance » partagé à égalité entre les deux parents. Après le congé maternité, chaque parent aurait droit à 21 semaines de congé, non transférable à l’autre parent. Le congé serait mieux indemnisé si les deux parents le prennent. Pendant les 6 mois après l’accouchement, les deux parents ne pourraient être licenciés. Pour mieux répartir le cout de ce congé entre entreprises, les entreprises pour lesquelles le nombre de salariés qui prennent leur congé parental est inférieur à la moyenne devraient s’acquitter d’une taxe petite enfance.

2-    De systématiser la participation du père aux préparations prénatales, qui ne sont pour l’instant obligatoires et conçues en général que pour les mères.

3-    De faciliter la solution de la « résidence alternée » des enfants en cas de divorce qui consiste à partager à égalité le temps de garde entre les deux parents. Pour l’instant cette solution ne concerne que 13% des cas. Cette solution devrait devenir la norme, si elle est dans l’intérêt de l’enfant.

4-    De développer des programmes de sensibilisation auprès du grand public comme cela s’est vu aux Pays-Bas. Ce pays a lancé des campagnes sur le thème « les enfants, on les fait à deux, on les élève à deux ».

 

En tant que socialistes, et donc féministes, nous devons promouvoir une nouvelle phase d’émancipation féminine, qui concerne les pratiques et pas seulement les droits.

 

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 21:39

      Les premières universités françaises commencent en cette rentrée à jouir d'une totale autonomie budgétaire. La question du financement de l'enseignement supérieur se pose ainsi avec une acuité nouvelle. Alors qu'un certain consensus se dégage sur le fait qu’il convient d’augmenter le nombre de diplômés du supérieur pour prendre pied dans la nouvelle division internationale du travail, alimenter en cadres et ingénieurs l’économie de la connaissance, et favoriser l’innovation, les contraintes budgétaires pesant sur les choix de l'Etat incitent à réenvisager le modèle traditionnel de financement de nos universités.  

      Le mécénat privé, via des fondations universitaires, qui restent maîtres de l'allocation des ressources ainsi obtenues, est une piste que nous ne devons pas négliger.
 

      Nous soutenons l'augmentation des frais de scolarité au sein de l'université à condition que celle-ci soit corrélée avec un système de bourses efficace et plus développé qu'il ne l'est actuellement en France.  

      Nous rappelons que le financement actuel n'a que l'apparence de l'égalitarisme. Les bénéfices de l’enseignement supérieur vont pour l’essentiel à une minorité de personnes issues des classes sociales les plus favorisées alors que celui-ci est financé par l'ensemble des contribuables qu'ils en aient ou non bénéficiés. Le principe de justice implique que l'enseignement supérieur soit financé par ceux qui en ont bénéficié directement.


      Une individualisation des frais de scolarité serait alors couplé avec le développement accru par l'Etat de prêt à taux zéro remboursables après les études de l'individu concerné, ou avec l'octroi d'une allocation autonomie qui pourrait être, en partie, consacrée à ce financement.


      Nous préconisons surtout la mise en place d'un principe de “paiement différé”, à l'image des initiatives australiennes, néo-zélandaises ou britanniques, qui consiste à permettre à l'étudiant de différer le paiement de ses frais de scolarité jusqu'à ce qu'il soit insérer professionnellement. Dans la mesure où il a réussi son intégration professionnelle grâce à son diplôme, l’idée est qu’il est à la fois légitime et réaliste de lui demander une contribution pour assurer la pérennité des institutions qui l' ont formé ainsi que le sort de ceux qui lui ont succédé. De nouvelles chaînes de solidarité tout au long du cycle de vie sont ainsi recrées. Le remboursement peut même être proportionnel au salaire reçu, ce qui augmente l'effet redistributif de la mesure. Ce n'est plus la famille de l'étudiant qui financerait, par exemple, ses neuf années d'études de médecine (système par définition inégalitaire) mais le médecin, une fois installé, qui financeraient ses propres études passées.  

      Ces différents modes de financement sont donc des voies pour concilier intérêt économique général (avoir plus de salariés qualifiés) et justice sociale (via un système de financement véritablement égalitaire).  

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 21:16

Si l’autonomie des universités est un principe posé dans la loi du 12 novembre 1968 et repris dans la loi « Savary » adoptée en 1984 sous le gouvernement de Pierre Mauroy (qui régit encore actuellement l’enseignement supérieur), la droite a perverti son usage à travers la loi LRU si bien qu’il est pour nous nécessaire aujourd’hui d’en offrir une autre conception.

Il faut pour cela lui redonner du sens et définir son périmètre afin qu’elle puisse signifier autre chose qu'un danger et qu'elle devienne ainsi l’atout et le garant de l'efficacité et de la qualité de nos universités qui ne sont plus en mesure de se démarquer à l'échelle mondiale.

L'université représente un modèle de service public où les usagers participent à la prise de décisions, L'autonomie n'aura de sens selon nous que si elle continue à être assurée par ceux qui en sont les garants. Or la nouvelle composition du conseil d'administration ainsi que l'augmentation considérable du pouvoir des présidents constitue une profonde remise en cause de cet idéal de fonctionnement.

Premier point : la garantie d’une autonomie réelle passe par le renforcement de la démocratie universitaire.

- la proportion des représentants étudiants doit être au moins égale à celle des personnalités extérieures

- le président doit être choisit parmi les membres de l'université et doit être élu par l'ensemble des trois conseils

- l’université se doit d’agir en concertation avec ces salariés qui sont les garants quotidiens du bon fonctionnement de celle-ci (un dialogue accru avec les syndicats notamment ceux qui représentent les agents et le personnel non enseignant de l’université doit exister)

 

Second point : la garantie d’une autonomie réelle n’est envisageable qu’une fois clarifiée et résolue la question du financement des universités.

Un certain consensus se dégage sur le fait qu’il convient d’augmenter le nombre de diplômés du supérieur pour prendre pied dans la nouvelle division internationale du travail, alimenter en cadres et ingénieurs l’économie de la connaissance et favoriser l’innovation. Et, de fait, une forte demande de formation supérieure se manifeste dans la plupart des pays développés. Mais les fonds publics peinent de plus en plus à satisfaire une telle demande et les moyens financiers dont disposent les universités sont jugés par tous comme étant trop faibles (1,1% du PIB contre 2% dans plusieurs grands pays industrialisés).

Les moyens de l’université française doivent donc être renforcés (en portant par exemple à 3% du PIB les dépenses en faveurs de la recherche) avec pour objectifs d’atteindre progressivement 50% d’une classe d’âge diplômée du supérieur et de revaloriser parallèlement la carrière et les conditions de travail des enseignants-chercheurs.

Afin que l'autonomie ne s'apparente en aucun cas à un assujettissement au secteur privé et qu’elle ne soit pas non plus synonyme d’un désengagement financier de l’État, nous exigeons que celui-ci reste l’acteur incontournable  (la dotation globale de fonctionnement (DGF) doit rester la première source de financement de l'enseignement supérieur).

Néanmoins, dans le cadre de l’autonomie, il faut aussi offrir aux universités la possibilité de mobiliser d’autres ressources et d’assurer ainsi une complémentarité des sources de financement.

Or la possibilité pour les universités d'avoir recours aux financements privés n'est envisageable selon nous que dans la mesure où le fonctionnement de la démocratie universitaire est garanti de manière à exercer un véritable contrôle sur l'ensemble des décisions qui seront prises. Par ailleurs, nous exigeons que ces subventions ne soient en aucun cas investies dans des filières préférentielles et soient versées sans distinction au budget de l'université. Enfin, les décrets qui restent à prendre doivent définir des procédures strictes pour garantir que l’université reste maître de ses programmes.

 

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 15:03

Le gouvernement continue à fragiliser l’avenir des jeunes de notre pays en s’attaquant au service public de l’Education. Ainsi l’Education Nationale a perdu cette rentrée 11 500 professeurs, mais ces inepties ne s’arrêtent pas là, car 13 500 postes dont 6000 dans le primaire sont amenés à disparaître en 2009, et cela continuera jusqu’en 2012. Ces suppressions massives de postes auront d’énormes conséquences concernant la qualité de l’enseignement. Elles conduiront à des classes surchargées, des horaires réduits, moins d’aides aux élèves sur leur temps scolaire, instituant une école inégalitaire. En somme, ces suppressions de postes ne permettront pas la réussite de tous et laisseront de côté les plus démunis.

 

De ce fait les enseignants s’inquiètent de perdre leur poste, d’être le prochain sur la liste. Aujourd’hui de plus en plus d’enseignants sont vacataires, sans sécurité de l’emploi.

 

De plus, depuis un an le Ministre Darcos prépare une reforme du « lycée à la carte »  très préoccupante. Une remise en cause totale des filières S-ES-L est amorcé et entraînera :

-  la suppression des options artistiques tels que le théâtre, les arts plastiques, la musique…

-  la suppression des TPE (Travaux Personnels Encadrés) qui permettaient aux enseignants et aux lycéens de travailler différemment

-  l’absence du droit à l’erreur avec l’interdiction de redoublement

- la diminution des matières essentielles comme le Français, l’Histoire-Géographie, les Mathématiques, ainsi que l’explosion de l’enseignement des Sciences Economiques et sociales.

 

Mais surtout cette réforme tente d’instaurer une école à double vitesse. Face à cette réforme irrespectueuse du principe de concertation avec les organisations représentatives : syndicats, associations de parents d’élèves, les inégalités entre élèves se creuseront ainsi que celles entre lycée public et privé. En effet l’élève dont les parents auront les moyens de payer des cours particuliers ou de le scolariser dans un lycée privé sera plus favorisé. Pourtant n’avons-nous pas tous le droit à une école laïque et égalitaire et n’est-ce pas le rôle de l’Etat que d’assurer le bon fonctionnement et l’efficacité de cette école laïque.

 

Le Ministre de l’Education nationale, ainsi que le Président, n’ont apporté aucune réponse, ignorant et méprisant les attentes des enseignants, des jeunes et de leurs parents. Au contraire ils multiplient leurs attaques contre le service public de l’Education.

 

Face à cette politique qui sacrifie l’école, le MJS  milite pour un service public de l’éducation de qualité. Nous voulons une école qui permette à tous de se former et à chacun de réussir. C’est pourquoi le MJS soutient et participe aux mouvements de protestation contre la réforme « Darcos ».

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