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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 13:51

La politique, c’est l’art de gérer les affaires de la cité. Dans une République démocratique, les gouvernants sont désignés par les citoyens. Dans le cadre d’un Etat de droit, l’action politique est bornée par le droit, et lorsque les limites sont dépassées, le juge est là pour sanctionner. Ces acquis, fruits d’une longue lutte héritée de la Révolution française, sont aussi essentiels que fragiles : il nous appartient de toujours les consolider. Pour autant, la vie politique française ne sera satisfaisante que lorsqu’elle aura opérée une mutation essentielle, celle de l’éthique.

 

L’éthique en politique, c’est la mise en application d’un état d’esprit reposant sur la  fidélité et la transparence. Fidélité envers ses propres idées, fidélité envers les membres de son parti, et enfin fidélité envers les citoyens. La transparence, elle, est l’autre face de la fidélité, sa mise en œuvre : l’élu doit répondre de tous ses actes, et être à même de pouvoir justifier ses conduites, ses choix, ses votes. Si le socialisme n'est pas une religion, c'est un idéal politique qui surement plus qu'un autre mérite de notre part un comportement irréprochable, sans manipulation ni manigance.

 

A l’heure où le fossé entre les politiques et les citoyens se creusent, il est fondamental de faire de l’éthique le point cardinal de toute action politique. En effet, le faible taux de participation aux élections européennes et le désintérêt pour la chose publique nous interpellent. Nous devons ainsi offrir de nouvelles valeurs : le parler vrai, la pédagogie…Les pratiques doivent elles aussi se renouveler. La conduite d’un élu doit être en accord avec les positions qu’il défend. L’élu doit se souvenir continuellement que désigné par le peuple, il n’est là que pour servir les intérêts de celui-ci, et mettre en action le programme pour lequel il a été choisi. Il doit respecter son électorat et agir fidèlement envers lui.  Si la politique est de plus en plus complexe et que sa pratique requiert une certaine expérience, il faut se rappeler qu’être élu n’est pas un métier : c’est un mandat, par lequel les citoyens donnent un pouvoir pour une durée limitée à une personne dans laquelle ils ont confiance. 

 

Cela nous conduit également à réfléchir à la place de la politique : elle n’a pas vocation à s’immiscer dans tous les domaines de la société. Si elle doit être ferme et juste, elle doit cependant laisser la place à la négociation et au compromis à chaque fois que cela  est possible. Faire croire que l’on peut tout changer grâce à la politique, c’est mentir ou aspirer à un totalitarisme.  En politique, il n'y a pas de science exacte : chaque problème peut amener plusieurs réponses. C'est l'électeur qui choisit, et c'est au militant politique d'aiguiller son choix, sans manipulation et sans mensonge.

 

Cette véritable révolution suppose également pour nous,  socialistes, de renouveler nos pratiques. Le congrès du MJS qui s'annonce devra ainsi être un espace de débat, dans un climat serein et honnête.  Nous considérons que le but d'un congrès est moins d'installer une nouvelle équipe, que l'occasion de proposer de nouvelles idées. Cela suppose donc bien sur de défendre ses convictions, sans s'attaquer aux personnes, dans la perspective finale d'offrir un nouvel espoir à gauche.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 11:09
Avant de présenter la résolution, une interview vidéo d'Oliver Ferrand (Président de la Fondation Terra Nova) qui permet aussi de comprendre les enjeux posés par l'organisation de primaires ouvertes au Parti Socialiste.
Signez la pétition pour l'organisaiton d'une convention nationale sur les primaires ouvertes au Parti Socialiste  : http://www.primairesouvertes.fr


Résolution : Pour des primaires à la française

Parler de primaire apparaît actuellement comme hors contexte voire déplacé par rapport à ceux que vivent les français. Cependant, le sujet merite d'être discuté pour nous permettre de réfléchir sur le modèle démocratique de notre République : personnification à outrance du pouvoir politique du fait du suffrage universel direct de notre président et son corollaire: le mythe de l'Homme providentiel.

Le choix des candidats a toujours précédé l'émergence d'une personnalité centrale, d'un candidat dit « naturel », même si des tensions ont toujours existées y compris à Gauche : Mitterrand/Rocard, Emmanuelli/Jospin. Le seul exemple français de désignation associant « la base » est celui de 2007 qui a vu s'affronter DSK, Fabius et Royal au travers de trois grands débats télévisés et autant de meetings. Cette exercice, nouveau et réalisé au dernier moment n'a pas été entièrement satisfaisant d'abord par la rapidité de la procédure, ensuite par le manque de volonté d'union.

Quelle primaire alors pour 2012 ?

Excluons d'abord l'hypothèse de la primaire italienne, ouverte à l'ensemble des partis de gauche. L'exemple Italien n'est pas pertinent car il s'agit d'une méthode plébiscitaire bien plus que démocratique pour partir sur une base unie dès le départ. De plus, nier la spécificité de la Veme république en France fait de la présidentielle l'élection phare. L'accès aux médias est largement facilité du fait des règles définies par le CSA.

La primaire entre les partis de gauche, c'est le premier tour de l'élection présidentielle avec l'espoir légitime de chaque parti d'arriver deuxième, souhait encore plus fort après les résultats aux élections européennes. Enfin, même si la possibilité est faible, il faut être prêt à soutenir un candidat qui ne serait pas issu du PS, point difficilement concevable.

L'unique solution est alors d'organiser des primaires internes au PS mais ouvertes sur la société civile via une cotisation modeste. Il ne s'agit pas de nier le travail militant. Le vote deviendrait un moment de rencontre entre les militants, souvent peu représentatif de la diversité de la société, et les sympathisants.

Les candidatures devront être ouvertes pour permettre la représentativité de l'ensemble des sensibilités. L'organisation de débat et de meeting devra être facilité avec, pourquoi pas, l'obligation locale ou régionale d'organiser un meeting par candidats.

Enfin, l'exigence démocratique doit prévaloir au sein du PS et les résultats en découlant ne doivent plus faire l'objet de contestation.

Le choix paraît alors clair pour le PS, il doit ouvrir grand les portes pour créer une vraie dynamique dont la première étape est le choix de notre candidat. Il est évident que l'organisation de ces primaires doit se faire le plus tôt possible sous peine d'accusation de partialité.

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